Art, BD, Ciné, Livres... http://critique.blogsudouest.com critiqués par les blogueurs de blogsudouest.com Sat, 28 Jun 2008 20:40:45 +0000 http://wordpress.org/?v=wordpress-mu-1.2.1 fr Les jours fragiles http://critique.blogsudouest.com/2008/06/28/les-jours-fragiles/ http://critique.blogsudouest.com/2008/06/28/les-jours-fragiles/#comments Sat, 28 Jun 2008 20:35:28 +0000 critique http://critique.blogsudouest.com/2008/06/28/les-jours-fragiles/

L’histoire : En mai 1891, Arthur est de retour, après 10 ans d’exil volontaire en Abyssinie. Jeune vieillard, malade, affaibli, amputé, il va vivre ses derniers jours au côté de sa sœur, Isabelle. Jour après jour, dans son journal intime, la jeune femme écrit ses impressions, ramène à elle ses souvenirs, dissèque un univers familial éprouvant, raconte la longue agonie. Les derniers mois passés en compagnie de son frère, le poète.



 

Impressions : Ecrivant sous la forme d’un journal intime, Philippe Besson se met à la place d’Isabelle, la sœur d’Arthur Rimbaud. Elle, pieuse, vierge, qui n’a jamais quitté son village. Lui, athée, aux mœurs dissolues. Deux personnages quasi antagonistes qui se raccrochent l’un à l’autre pour des raisons qui diffèrent. Un livre émouvant, profond, déroutant, voire une perle n’ayons pas peur des mots

(Isa)

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Catastrophe aux catacombes http://critique.blogsudouest.com/2008/05/16/catastrophe-aux-catacombes/ http://critique.blogsudouest.com/2008/05/16/catastrophe-aux-catacombes/#comments Fri, 16 May 2008 19:49:51 +0000 adminblog Le Vengeur des catacombesP.J. LambertPrix du quai des Orfèvres http://critique.blogsudouest.com/2008/05/16/catastrophe-aux-catacombes/ catacombesIl me fallait un roman de gare. Normal, j’étais à la gare et j’avais un train à prendre. Je suis dans ma veine polar, j’ai donc cueilli un polar de gare. Un bandeau rouge attire mon œil bovin : « PRIX DU QUAI DES ORFEVRES 2008 ». Je relève le regard de quelques centimètres. Le titre, « Le Vengeur des catacombes », ne me séduit guère, pas plus que son illustre auteur inconnu, P.J. Lambert. Mais bon, je me dis que si les flics savent lire, ils ont dû donner le prix à un manuscrit assez réaliste. J’achète.

Je lis dix pages et je regrette déjà. Trop tard, le train est parti. Alors, je continue.

Le bouquin est rempli de phrases toutes faites, d’expressions empruntées (à qui ? on se le demande) et l’érotisme est loin d’être torride, à moins que tout cela ne soit écrit au cinquième degré : « Le policier jeta un coup d’œil dubitatif sur l’orifice qui s’ouvrait devant lui, se demandant s’il serait suffisamment large pour lui permettre de passer » (évidemment, on parle là d’un tunnel sous-parisien). « Il pouffa doucement avant de poursuivre, dévoilant une belle rangée de dents très blanches ». « Elle restait imperturbable, mais bouillait intérieurement, encore furieuse de ce qui s’était passé, et des commentaires acides du commissaire ».

Tant bien que mal, je poursuis jusqu’à la page 100 (il faut parfois se donner un but dans la vie), puis je renonce. Je m’offre donc les deux derniers chapitres, histoire de voir si le regret va ou non me tarauder le reste du trajet. Non, là c’est le bouquet. À la mauvaise écriture, se mêle maintenant la morale de hall de gare : « Une semaine maintenant que la chasse à l’homme a été lancée, sans qu’aucune piste n’aboutisse vraiment ; les fugitifs bénéficient, à l’évidence, de multiples complicités. Les journalistes eux-mêmes restent mitigés dans leurs appréciations du dossier. L’opinion a été secouée en apprenant les assassinats, mais elle demeure bienveillante à l’égard des justiciers. Un sentiment qui durera aussi longtemps que des multi-récidivistes sortiront de prison pour perpétrer de nouveaux crimes ! Il faut se méfier de l’amalgame, mais il faut comprendre aussi la réaction de celui qui craint de devenir, un jour, victime du laxisme de la société. » (Suit le nom du coupable que, charitablement, je tais là.)

Si la guerre est une chose trop sérieuse pour la confier aux militaires, il ne semble pas question non plus de remettre le roman noir entre des mains policées. Je jurai, mais un peu tard, que l’on ne m’y reprendra plus.

Signé : Macro


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Tiré à part http://critique.blogsudouest.com/2008/05/15/tire-a-part/ http://critique.blogsudouest.com/2008/05/15/tire-a-part/#comments Thu, 15 May 2008 20:43:11 +0000 adminblog Bernard RappcinémaTiré à part http://critique.blogsudouest.com/2008/05/15/tire-a-part/

Ecrit en février 1997

 

tire a partC’est con, j’ai bien aimé le film, alors je ne vais pas pouvoir me défouler dessus. C’est une superbe histoire de vengeance, originale à souhait et bien filmé.

   Si tu peux et si tu causes l’english, ça vaut vraiment le coup de le voir en VO. Cela ajoute une touche subtile à la saveur de la sauce à la menthe qui lie le film (qui se passe à cheval des deux côtés de la Manche. Donc, ça ne pose aucun problème quand le père Marie baragouine le shakespearien avec l’accent parisien).

   Les dialogues baignant d’humour british d’un vieux lord cravaté par Cambridge sont succulents.

   Je peux quand même dire que la séance de tribunal correctionnel (pour en avoir vécu mon content (du bon côté de la barre)) ne correspond pas du tout à la réalité, mais je ne jugerai pas le film là dessus et ça passe très bien avec le reste.

      Chaque scène entre l’éditeur et sa secrétaire est un petit chef-d’oeuvre, un ensemble de miniatures finement ciselées qui rappellent que faire rire un spectateur est bien un art et non pas un simple réflexe conditionné.

   La seule touche de regret c’est le rôle donné à la gamine qui joue la nièce de la morte-trop-tôt. Ce rôle de fantôme parce qu’elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa tante (bien pratique pour les scènes de flash back et les photos souvenirs disposées de ci de là dans le film) aurait dû s’arrêter là. Etre la pointe aiguisée dans le coeur de celui qui a perdu son seul amour et qui voit de ses yeux vus, trente ans plus tard, la réalité de ce qu’il n’a jamais pu vivre.

   Mais ensuite la faire tomber amoureuse de l’éditeur, uniquement parce qu’elle aurait passé sa jeunesse à lire et relire et rerelire le seul livre qu’il ait jamais écrit et qu’il n’a jamais publié, ça ne fonctionne pas. A la limite (mais je ne sais pas où le scénariste aurait pu caser ça) c’est le vieux qui aurait pu tomber dans les charmes (pas “sous” les charmes puisqu’on ne voit aucun dessous dans le film) de la jeune fille. Mais, bon, ça passe aussi parce qu’on n’insiste pas trop là dessus.

   Et puis, si elle était vraiment amoureuse, à la fin, au lieu de se barrer en pleurant, elle aurait compris qu’elle avait enfin sa chance, maintenant que la vengeance était arrivée à son terme.

   Enfin un film où la vengeance est froide, calculée jusque dans le dernier millimètre, avec des arguments en béton armé, une machine inexorable dans laquelle le coupable ne peut qu’être broyé. Et en plus, on découvre enfin, grâce à ce film que la vengeance n’est pas l’apanage d’une femme bafouée ou violée ou trompée ou laissée pour compte. Elle peut se manger froid par un homme

 

signé : Machin



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Breaking The Waves (Casser Les C…) http://critique.blogsudouest.com/2008/05/15/breaking-the-waves-casser-les-c/ http://critique.blogsudouest.com/2008/05/15/breaking-the-waves-casser-les-c/#comments Thu, 15 May 2008 17:48:33 +0000 adminblog Breaking The WavescinémaLars von Trier http://critique.blogsudouest.com/2008/05/15/breaking-the-waves-casser-les-c/ Cette critique avait été rédigée à la sortie en salle de BTW, bien avant que Lars von Trier n’avoue que son dogme n’était qu’une mystification. Mais je n’en démords pas, 2h38 de mystification, moi j’appelle ça de l’escroquerie.

BTW

Bon d’accord, déjà j’avais un a priori. Mais après tout, dans mon fort (Chabrol) intérieur cinématographique, je me suis dit que peut-être c’était l’occasion où jamais de me réconcilier avec le cinéma intello non woodyallénien.

Et bien c’est raté.

La seule différence entre « Breaking the waves » et Vidéo gag c’est que dans le premier il n’y a pas de gag. Sinon, c’est filmé exactement pareil. 2h30 d’images floues et tout droit sorties d’un caméscope. 2h30 filmées caméra sur l’épaule par un cameraman qui devrait visiblement faire un peu de musculation pour tenir son objectif dans l’axe.

Il paraît que ça s’appelle le cinéma vérité. Moi je suis désolé, dans ma vie véritable, je ne vois pas flou et je ne tremble pas quand je fixe mon regard autour de moi.

Ensuite, je me demande vraiment pourquoi on interdit ce film aux moins de douze ans. Il y a juste une scène où on voit la zigounette du monsieur et une autre où c’est la zigoune de la dame qui apparaît. Mais on ne les voit même pas en train de se faire la bise ou se serrer la pogne (la zigoune et la zigounette, enfin si mais le monsieur qui est sur la madame cache presque tout). Remarque, on aurait dû carrément l’interdire aux moins de 18 ans, car je vois mal un adolescent supporter 2h30 assis sur son siège à endurer ce spectacle. Il faut déjà avoir acquis une bonne dose de patience vitale pour y arriver.

Oser qualifier le film de « mélodrame passionnel et érotique » c’est carrément de la publicité mensongère passible du correctionnel. Le seul « érotisme » se situe à l’arrière d’un bus quand Bess se met à branler un inconnu et on ne voit finalement que le pantalon du monsieur s’agite de mouvement suspects (en fait je me demande si ce n’est pas aussi le seul gag du film parce que ça a fait sourire (je n’oserai pas dire « rire » toute la salle)).

Je lis aussi dans la critique enjoliveuse : « Une mise en scène flamboyante et une histoire d’amour fou qui vous étourdiront »… on croit rêver…

Dire qu’il y a des longueurs est comme on dit dans la profession de l’écrit « un doux euphémisme ». Déjà, il faut compter une bonne vingtaine de minutes consacrées à des « cartes postales » introductives qui illustrent chacun des huit chapitres de l’histoire. Pendant deux à trois minutes, on reste le nez sur l’écran où s’affiche un paysage fixe (mais mobile comme le montre subtilement la course des nuages ou un autobus traversant l’écran). Il est vrai que ce sont huit belles vues avec des couleurs retravaillées sur de superbes paysages d’Ecosse, mais une petite quinzaine de secondes auraient amplement suffi. Toutefois, trois minutes fixes entre chaque chapitre c’est très reposant pour l’œil qui vient de subir une valse de caméra tous azimuts.

J’ai versé une larme à « Independance day » (j’avoue), j’en ai épanché une autre en visionnant « le Jaguar » (je re-avoue) mais mes yeux sont restés secs devant « Breaking the waves ». Parce que ça ne fonctionne pas du tout. Son histoire qui se veut hyper réaliste est hyper chiante et on n’entre absolument pas dedans. Grand Prix du jury au Festival de Cannes 1996, César du meilleur film étranger, c’est une mystification complète. En 1950, on aurait pu crier au génie mais 46 ans plus tard, ce genre de cinéma est complètement has been. Comme « ID » reprend tous les clichés du cinéma ET, « BTW » reprend tous les clichés du cinéma intello, sans apporter une touche d’originalité.

Il n’y a qu’une satisfaction, le jeu d’acteur de l’actrice principale. Elle est extraordinaire de vérité dans un film complètement faux. Elle joue tellement bien que l’on ne peut pas imaginer que dans la vie de tous les jours, ce soit une femme ordinaire. L’expression de ses sentiments à travers son visage est une composition digne de la plus grande oscarisable… mais un petit quart d’heure suffit amplement pour s’en apercevoir et on n’avait pas besoin de 2h38 pour ça.

A mon avis, on aurait filé un petit caméscope au réalisateur pour qu’il nous ponde un court métrage tourné dans sa salle de bain, ça aurait amplement suffit.


Signé : Machin

 

Voici la bande annonce et comme par Zazard, on y voit la scène ou apparaît la zigoune


BTW video





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Bonjour tout le monde ! http://critique.blogsudouest.com/2008/01/29/bonjour-tout-le-monde/ http://critique.blogsudouest.com/2008/01/29/bonjour-tout-le-monde/#comments Tue, 29 Jan 2008 15:05:56 +0000 critique Vous avez vu un film, lu un livre, dévoré une BD. N’hésitez pas à prendre les commandes de ce blog (en me demandant par mail l’identifiant et le mot de passe de ce blog) et à laisser votre trace. En signature de votre article-critique, laissez un lien vers votre blog sudouest.


Pour muscler un peu ce pauvre petit espace désoeuvré, je vais aller picorer à droite et à gauche (en vous demandant votre permission) pour récolter les critiques déjà existantes.

Allez, au boulot.


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